La Place de l'Eglise

LES HALLES

Mairie actuelle
Mairie actuelle

LES GALERIES CHAMPIGNOISES

Dans les années 1900 la famille BRION / BOUTEAU exploitait un commerce :' Les galeries Champignoises ' dit « chez Barbette » du nom du petit chien de la maison.Il s'agissait du supermarché de l'époque dont le slogan se résumait à: 'de la voiture d'enfant à la couronne mortuaire en perles '.

C'était en fait une épicerie, bonneterie, mercerie, graineterie, quincaillerie et même occasionnellement la pharmacie.Toutes les marchandises étaient vendues au détail (10gr de graines, 50grs de pointes, 1kl de sucre, 1 petite culotte,3 ou 4 boutons .... ) A l'entrée du commerce se trouvaient le bac à sel en bois et les étouffoirs à café pour conserver l'arôme. Parallèlement Florentin Brion dit Tintin réparait les vélos et faisait du commerce de bois et autres marchandises avec une charrette à cheval.

Dans les années 1920 il crée sa société d'autobus :' les cars Brion' qui a été reprise après la guerre par Michel Brion. Ces cars ont transporté plusieurs générations de Poitevins

Dans les années 1950 les galeries Champignoises ont été reprises par Louis et Claude Métais, qui ont continué à fournir la population de diverses marchandises. Au grand regret des Champignois ce commerce a fermé en 1974 en grande partie à cause de l'implantation de grandes surfaces.

Actuellement l'immeuble est transformé en habitation, occupé par Louis et Claude Metais.


    On disait ... « Le Café Rousseau »

Petit historique du Bar Restaurant « L'ORIGINAL'S pub »

Mes grands-parents, Victor Rousseau et Justine Marchand, mariés en 1888, y ont tenu un café-auberge. Ils logeaient éventuellement les « voyageurs de commerce » de passage.

Les deux bâtiments qui constituaient la maison Rousseau, le café à l'angle des rues de la Poste et de la Paix (actuellement N°1) et la maison qui lui est contiguê sur la rue de la poste (actuellement N°3), avaient été acquis en 1842 par les parents de Justine Marchand.

Jusqu'en 1950 ces deux bâtiments étaient solidaires.

Devant l'entrée-devanture du café, une bergère fermait sur le côté une terrasse dallée de petits pavés. Derrière la bergère, une pompe alimentait la maison en eau par un puits (Puits Robin). A côté était une citerne haute. Une vigne-vierge encadrait la devanture et le balcon du premier étage.

La vaste salle de café s'ouvrait sur un billard Carambole, avec à gauche la grande glace que l'on peut voir aujourd'hui au fond de la salle du nouveau restaurant. A mi-profondeur, sur le mur de droite, une fenêtre donnait sur la cour.

De cette cour, une allée jardinée conduisait à la » Salle de Bal » où se tenaient les bals, les banquets, les repas de mariage et aussi les répétitions de musique, car Victor Rousseau était musicien. Professeur de musique reconnu par l'Instruction Publique, il dirigea toute sa vie l'Harmonie de Champigny.

La fille de Victor Rousseau, Renée Rousseau, et son mari Théophane Réau, mariés en 1919, ont pris la suite de ce « Café Rousseau », tel que l'avaient tenu les parents de Renée.

En 1951, les enfants de Victor Rousseau et Justine Marchand ont décidé de mettre en vente la maison Rousseau. Le bâtiment du café (N°1) et le bail commercial ont été acquis par André Merlet en 1951, le bâtiment contigu (N°3) a été acquis en 1959 par Jacques Gobert qui y a monté une boucherie.

Avec la même émotion que j'éprouve à rappeler ces souvenirs, je souhaite amicalement bon vent aux nouveaux restaurateurs.

Claude Réau-Mainguenaud.

Vers les années 1850 à Champigny sur la place de l'église il y avait un marché très fréquenté par des dizaines de commerçants de toute nature : bouchers, tripiers, poissonniers, boulangers, fouassiers, marchands de légumes verts, de fruits, de beurre, de fromages, de volailles, de cochons, de vaisselle, de poteries, des cordonniers, des chapeliers, des sabotiers, des cordiers, des boisseliers, des couteliers, des marchands de paille, de cercles de barrique ou de tonneau.....

En 1878 et malgré une farouche empoignade entre le curé Lecuyer et le conseil municipal de l'époque, la commune de Champigny fit construire un marché couvert : les halles qui abritaient le marché 2 fois par semaine ainsi que les foires du lundi de la Pentecôte et du jour de la Toussaint étaient toujours très fréquentées

Avec la construction des chemins de fer et les gares situées à Noiron et à Villiers, le commerce périclite très vite , les marchés disparaissent

En 1927 les halles furent alors transformées en mairie

En février 1985, compte tenu de la vétusté du bâtiment le conseil décide de construire une nouvelle mairie derrière celle existante. Les travaux sont terminés en avril 1987 et l'ancienne mairie est détruite

Le 27 juin 1987 la mairie est inaugurée en présence de Mr René Monory.



            La salle des fêtes

En 1945 c'était une grange coincée entre 2 maisons d'habitation, qui servait de garage pour la machine à battre. Au fond de cette grange il y avait une petite estrade qui servait aux enfants des écoles pour la fête annuelle.

En 1950 la commune achète cette grange et la bande de terrain y attenant. Cet immeuble servait alors de salle de réunion, de salle de répétition pour la musique et de salle des fêtes municipale. En 1953 le plafond est refait et en 1955 on pose le parquet avec un pourtour cimenté. En 1960 cette salle est agrandie par l'achat d'une grange et la scène actuelle est crée.

Depuis 1963 cette salle est louée pour des banquets, réunions privées, bals des anciens combattants, théâtre, elle servait aussi de salle de sports. Des aménagements ont été effectuées : chauffage central, bar et vestiaire, toilettes.

En 1990 Mr Delliaire, propriétaire de l'immeuble voisin souhaite vendre une partie de ses bâtiments ; la commune achète la grange et le hangar et décide d'utiliser la superficie pour agrandir la salle des fêtes et prévoir une nouvelle entrée rue de la poste. Cette nouvelle entrée permettra de faire face aux difficultés de sécurité rencontrées par l'entrée sur la rue de la Paix compte tenu de la circulation. L'élargissement de la rue de la poste engendre des travaux importants mais facilite les déplacements et le stationnement et l'entrée du public dans la salle des fêtes. Les travaux sont terminés en 1991 après la réfection complète de la salle et la création de la cuisine.  

LA POMPE DU MAUPAS

La rue des petits prés s'appelait autrefois la rue de la pompe, normal puisque s'y trouvait une pompe qui servait à puiser l'eau nécessaire aux habitants de la commune du Rochereau.

Un petit bâtiment était construit au-dessus du puits dans lequel se trouvait la pompe.

La pompe était composée d'une poulie sur laquelle était fixée une courroie sans fin munie de godets.

Lorsqu'on fait tourner la poulie les godets descendent dans le puit et se remplissent d'eau puis en remontant ils se vident dans une rigole reliée au tube d'évacuation, l'eau arrive alors dans les bassins.

Pour cela il fallait monter sur le bâtiment par l'escalier et actionner à la main les manivelles.

Ces bassins comportaient un rebord incliné qui permettait aux femmes qui lavaient de poser le linge, car toutes les lessives étaient faites autour de la pompe.

Cette pompe fournissait l'eau pour le quotidien des habitants mais aussi pour abreuver les animaux dans les fermes (chevaux, vaches).

L'eau y était puisée aussi pour le traitement des vignes, nombreuses à l'époque dans la région.

Il se disait aussi que les vignerons des villages voisins se servaient de cette eau pour augmenter le volume de leur vin !

Modernisme oblige : les godets et les manivelles ont été retirés et remplacés par une pompe électrique immergée. Les bassins ont été supprimés et un réservoir d'eau a été posé sur le bâtiment.

A coté du 13 rue des Petits Prés, le bâtiment existe toujours avec le réservoir, mais n'est plus utilisé. 

Le Rochereau

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